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Tu as plusieurs casquettes ? tant mieux.

Tu as plusieurs casquettes ? et bien tant mieux.

« On comprend pas trop ce que tu proposes. »

Si tu es thérapeute multi-pratiques avec massage, sonothérapie, hypnose, coaching, et trois autres outils que tu adores, tu as déjà entendu cette phrase. Et elle te chiffonne.

Tu te dis : « Il faut que je clarifie. Il faut que je choisisse. Il faut que je sois plus lisible. »

Je vais te dire l’inverse. Ta diversité, ce n’est pas un problème de communication à résoudre. C’est ton positionnement. Et c’est même ta meilleure carte à jouer sur les réseaux, à condition de l’assumer.

Le mythe de la « niche unique ».

D’où vient cette injonction ?

Depuis dix ans, on répète aux entrepreneures la même phrase : « Niche-toi. Trouve ta promesse unique. Une cible, un problème, une solution. »

Cette logique vient du marketing américain des années 2010, pensé pour des produits pas pour des accompagnantes du vivant. Pour vendre un logiciel ou un cours en ligne, oui, la niche unique a du sens. Pour accompagner un être humain dans sa transformation, c’est beaucoup plus complexe.

Un être humain ne se résout pas avec un seul outil. Une personne en burn-out a parfois besoin d’être touchée avant qu’on lui parle. Une autre a besoin d’hypnose pour accéder à ce que le mental verrouille. Une troisième a besoin de respirer, juste respirer, avant tout le reste.

Si tu n’as qu’un outil, tu choisis tes clientes en fonction de ton outil. Si tu en as plusieurs, tu choisis l’outil en fonction de la personne en face. Ce n’est pas la même posture professionnelle.

Je t’explique : Une cliente propose des massages, de la sonothérapie, de l »hypnose et du coaching. Une cliente lui a dit « on comprend pas bien ce que tu fais ». Réflexe classique : se restreindre, choisir une activité, abandonner les autres. Mais ses clientes ne viennent pas pour « un massage » ou « une séance d’hypnose ». Elles viennent pour Jeanne. Pour sa présence, sa douceur, sa façon de combiner les outils selon ce qu’elles traversent. Ta diversité, ce n’est pas le souci, c’est la solution.

Man reclining in chair with eyes closed while therapist uses a metronome for hypnotherapy

Tu n’attires pas malgré ta diversité, tu attires grâce à elle.

Les gens qui te ressemblent te cherchent.

Voici ce qu’on ne te dit pas dans les formations qui ne parlent que de chiffres et d’algorithme : tes futures clientes sont, comme toi, multi-potentielles.

Elles ont aussi cinq passions, trois reconversions, deux diplômes qui n’ont rien à voir, et une boîte mail pleine de newsletters sur des sujets que personne ne relie entre eux. Elles cherchent quelqu’un qui les comprend dans cette globalité. Pas une praticienne ultra-spécialisée qui les renverra à un confrère dès qu’on sort de son cadre.

Quand tu publies sur Instagram en assumant tes quatre casquettes, deux choses se passent :

  • Les personnes qui veulent un produit standardisé passent leur chemin. Tant mieux, ce ne sont pas tes clientes.
  • Les personnes qui se reconnaissent dans ta multiplicité s’arrêtent. Elles se disent « ah, enfin quelqu’un qui ne me demandera pas de choisir entre mon corps et ma tête ».

Je connais une praticienne que je connais combine sophrologie, écriture thérapeutique et balades en forêt. Pendant un an, elle a essayé de « choisir une niche ». Résultat : ses posts étaient corrects, son compte stagnait. Le jour où elle a publié un post intitulé « Pourquoi je refuse de choisir entre la forêt, le carnet et la respiration », elle a fait son meilleur engagement de l’année. Et elle a rempli ses créneaux du mois. Pas malgré sa diversité mais grâce à sa diversité assumée.

La confiance vient du sur-mesure.

Quand une cliente sait que tu as plusieurs outils, elle se dit « elle va m’aider de la meilleure façon ». C’est rassurant. C’est même luxueux, dans un monde où on est habituée à se faire servir du standardisé.

Tu n’es pas une chaîne de production. Tu es une praticienne qui adapte sa réponse à la personne en face. Et ça, ça se vend très bien à condition de le dire clairement sur tes réseaux.

Comment en parler sans perdre ton audience.

Le piège : aligner tes offres comme un menu de restaurant.

L’erreur la plus fréquente, c’est de poster une story ou un carrousel qui ressemble à : « Mes offres : massage 60€ / sonothérapie 70€ / hypnose 80€ / coaching 100€. »

Là, oui, c’est confus. Parce que tu listes des outils, pas une proposition. Tu mets ta cliente devant des offres sans lui dire ce qu’elle vient chercher.

Le bon angle : parler de ce que tu accompagnes, pas de comment.

Au lieu de présenter tes outils, présente la transformation. Tes outils, ils viennent ensuite, en bas de page, comme des moyens parmi d’autres.

Par exemple, voici trois formulations, de la plus faible à la plus forte.

Non : « Je propose des massages, des séances d’hypnose, de la sonothérapie et du coaching. » → On voit les offres, on ne sait pas pourquoi venir.

Presque : « Je suis thérapeute. J’utilise différents outils pour t’accompagner. » → Mieux, mais flou. Qui est concerné ?

Oui : « J’accompagne les femmes qui traversent un point de bascule, burn-out, deuil, séparation, reconversion. Selon ce que tu portes ce jour-là, on travaille avec le corps (massage, sonothérapie), avec l’inconscient (hypnose), ou avec ta tête (coaching). Le but, c’est de te retrouver. » → Là, ta cliente comprend pourquoi venir. Et elle comprend que la diversité de tes outils, c’est ce qui va lui permettre d’être vraiment écoutée.

Tes trois publications épinglées.

Sur Instagram, tu as trois épingles disponibles en haut de ton profil. Au lieu d’en consacrer une à chaque outil, fais :

  • Épingle 1 : qui tu es et qui tu accompagnes (la personne, pas les techniques).
  • Épingle 2 : les transformations possibles (ce que tes clientes viennent chercher).
  • Épingle 3 : comment ça se passe concrètement (les outils, mais en bas).

Tu inverses la hiérarchie. Tu montres d’abord le pourquoi, puis le quoi, puis le comment. C’est dans cet ordre-là qu’on choisit une thérapeute.

Conclusion : en 2026, on a fini de rentrer dans les cases.

Pendant trente ans, on a appris aux femmes à se présenter par une étiquette. « Je suis avocate. Je suis prof. Je suis kiné. » Une ligne, une case, un titre.

Aujourd’hui, ce monde-là craque. Les vraies vies sont multiples. Les vraies expertises se construisent en croisant des disciplines. Les vraies réponses aux problèmes humains sont rarement mono-outil.

Si tu es multi-pratiques, tu n’es pas en retard sur la clarification. Tu es en avance sur ton époque. Tu portes une façon d’accompagner qui colle exactement à ce dont les gens ont besoin en 2026 : du sur-mesure, de l’adaptabilité, des compétences variées au service du vivant.

Alors arrête de chercher à te résumer en une phrase qui rentrerait dans une bio LinkedIn. Et commence à publier comme tu accompagnes : avec toutes tes nuances, tous tes outils, toute ta richesse.

Les bonnes personnes vont te reconnaître. Les autres iront voir ailleurs. Et c’est très bien comme ça.

J’espère que cet article t’a aider dans ta multi potentialité de thérapeute, si tu as besoin d’aide pour ton positionnement je suis là.


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